Anzin-Saint-Aubin, une Commune pour tous, un Avenir pour chacun

Fabrice Duwez, ancien maire-adjoint, nous a quittés

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de Fabrice Duwez, survenu le dimanche 16 août, à l’âge de 69 ans.

Père de trois enfants et grand-père de trois petits-enfants dont il était particulièrement fier, Fabrice avait exercé durant sa vie professionnelle le métier de mandataire judiciaire à la protection des majeurs. Une profession qui lui correspondait pleinement : rigoureux, sérieux et profondément humain, il avait à cœur d’accompagner et de protéger les personnes qui lui étaient confiées.

En 2008, Fabrice avait choisi de s’engager dans la vie de notre commune en rejoignant la liste conduite par David Hecq. Élu conseiller délégué à l’emploi et vice-président du CCAS d’Anzin-Saint-Aubin, il s’investit immédiatement dans la vie municipale.

Très présent sur le terrain, il épaula durant tout le mandat 2008-2014 l’adjointe au maire chargée des affaires sociales, Monique Averlant. À ses côtés, avec la commission des affaires sociales et le CCAS, il participa à de nombreux projets qui ont marqué la vie communale : le ramassage des déchets verts pour les personnes de plus de 65 ans, la Semaine Bleue, la création du Conseil des sages et bien d’autres initiatives encore.

En 2014, il lui succéda naturellement au poste de maire-adjoint chargé des affaires sociales.

Chaque samedi matin, Fabrice tenait une permanence en mairie pour recevoir les Anzinoises et les Anzinois. Jamais avare de son temps, il savait écouter, comprendre les difficultés et, surtout, chercher des solutions. Il ne promettait pas l’impossible : il agissait, avec discrétion et justesse, pour aider celles et ceux qui venaient pousser la porte de la mairie.

Car pour Fabrice, la solidarité n’était pas un vain mot, encore moins une posture. Elle se traduisait par des actes, par une présence quotidienne auprès de ceux qui en avaient besoin.

Et cet engagement, il ne le vivait pas seul. À ses côtés, sa compagne, Lydie Roche, partageait cette même volonté de servir les autres. Inséparables, ils étaient tous deux très actifs comme bénévoles du Comité des Fêtes et participaient à presque toutes les manifestations communales : la course des 10 kilomètres, la brocante, le repas du 14 juillet, le festival BD… Ils répondaient également présents lors des nombreuses manifestations organisées par les associations anzinoises.

Fabrice fut aussi président de l’ADMR/SIAD, l’association d’aide à domicile et de soins infirmiers à domicile, qui permet aux personnes âgées et fragilisées de pouvoir continuer à vivre chez elles dans les meilleures conditions possibles.

Il n’aimait pourtant pas être au premier plan. Les discours, les photographies officielles et les honneurs n’étaient pas pour lui. Fabrice était de ceux qui préfèrent faire plutôt que parler. Pour lui, l’engagement se prouvait par les actes.

Il avait également une véritable passion pour le sport. Rugby, football, cyclisme… Il aimait suivre les compétitions et se rendre, avec Lydie, aux tournois sportifs locaux. Et lorsqu’arrivait le Paris-Roubaix, il ne manquait pas de suivre cette course mythique. La combativité des coureurs affrontant les pavés du Nord le fascinait.

Puis, en 2021, Fabrice connut le drame qui allait bouleverser sa vie : la disparition brutale de Lydie, le 14 août.

La perte de celle qu’il aimait profondément fut pour lui une blessure dont il ne se remit jamais véritablement. Lydie n’était pas seulement sa compagne. Elle était sa présence, son soutien, sa complice, celle qui partageait ses engagements, ses passions et son quotidien. Elle était, en quelque sorte, sa boussole.

Après sa disparition, Fabrice continua d’avancer, porté par l’affection de sa maman, de ses enfants, de ses petits-enfants, de sa famille et de ses proches. Mais le manque était là, profondément ancré. Ceux qui le connaissaient bien ont vu, au fil des années, combien cette absence pesait sur lui et combien son état de santé s’était progressivement dégradé.

Ses proches l’ont accompagné avec toute l’affection et toute la force dont ils étaient capables, mais ils ont dû, avec une grande impuissance, le voir peu à peu décliner.

Aujourd’hui, leur peine est immense.

Mais peut-être peuvent-ils trouver une ultime consolation dans cette pensée : après cinq années sans Lydie, Fabrice a désormais retrouvé celle qui fut la femme de sa vie.

Ils étaient inséparables dans la vie.

Puissent-ils l’être à nouveau dans cet ailleurs que nous espérons tous plus doux et plus paisible.

À sa famille, à ses enfants, à ses petits-enfants, à ses proches et à tous ceux qui l’ont connu et aimé, nous adressons nos pensées les plus sincères.

Au revoir Fabrice.

Et merci pour tout ce que tu as donné à notre commune, mais surtout pour tout ce que tu as donné aux autres.
 

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