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Des riverains anzinois excédés par les nuisances sonores

Mercredi 3 septembre, trois heures du matin, place Jehan Bodel et rue Henri Cadot, des riverains sont réveillés en sursaut par le bruit d’un poids lourd qui décharge des nacelles de chantier.

Stationné sur la chaussée, le chauffeur du camion positionne le matériel nécessaire à la construction de l’école maternelle.

Le bip incessant et répétitif de l’engin exaspère les résidents. Questionné, le conducteur précise qu'il a reçu l'ordre de les déposer à cet endroit et de les enlever au petit matin.

La première question qui se pose c’est : “pourquoi ces nacelles ne sont pas déposées à proximité du chantier en pleine journée ?

Mais rapidement une seconde question se pose : “pourquoi la municipalité, autrement dit le maître d’ouvrage informé de l’avancée des travaux, n’a pas daigné prévenir la population de cette dépose nocturne ?

Le lendemain, on appelle la mairie : personne n'est au courant, à croire que personne ne suit le chantier.

Effectivement, la moindre des politesses aurait été de prévenir les riverains de cette activité à trois heures du matin et de l’enlèvement du matériel vers huit heures. Aussi ponctuelle soit-elle, cette nuisance sonore aurait pu être évitée avec un peu d’anticipation. 

Mais ce qui inquiète davantage les riverains de la place Jehan Bodel et des alentours, c’est la présence tardive de personnes qui consomment de l’alcool. Soit ces personnes se positionnent dans les escaliers, soit directement sur les bancs publics. L’alcool aidant, les gens s’esclaffent d’un rien et discutent au-delà de minuit. On ignore ce que viennent faire ces personnes sur la place Jehan Bodel mais elles ne sont visiblement pas de la commune.

Autre problème, cette fois plus récurrent : les rodéos sur le parking de la salle des fêtes. Les riverains de la rue Adam de la Halle et de la rue Claude Gruy sont excédés par ces attroupements réguliers qui perturbent leur tranquillité.

Plusieurs d’entre eux nous ont confirmé avoir signalé le problème en mairie mais leurs réclamations sont restées lettres mortes.

Cette fois, ce qui est étonnant, c’est que la municipalité se vante d’avoir un système de vidéoprotection. Si l’on en croit la déclaration de la municipalité, il doit assurer la protection des lieux publics, des biens et des personnes, lutter contre les squats et dégradations d’espaces publics.

Comble de l’ironie, une caméra est justement positionnée à l’entrée de la salle des fêtes.

Il est donc théoriquement possible d’identifier les fauteurs de troubles.

La municipalité déclare : “les images sont traitées afin de permettre l’exécution d’une mission d’intérêt public et relevant de l’autorité publique dont est investie le Maire de la commune.

Mme El Hamine a donc accès à ses images et elle est en mesure de transmettre les informations aux forces de l’ordre, surtout quand le problème est régulier.

Qu’attendent donc les élus aux responsabilités pour agir ?

Il en va de même pour les résidents du béguinage les Lavandières. Depuis l’installation du mini terrain de football jouxtant la résidence, de nombreux individus venaient squatter les lieux en soirée. Et ce n’était pas les footballeurs de l’étoile sportive mais des personnes venues d’on ne sait où.
Portes qui claquent, éclats de voix, scooters qui démarrent en trombe étaient le lot quotidien des habitants.

La réponse de la mairie fut bien tardive. Officiellement cet espace que les contribuables anzinois ont payé devait servir à faire de l'intergénérationnel. Dans un monde idéal, les élus espéraient sans doute que les personnes plus âgées viennent applaudir les jeunes sportifs. Le constat est cinglant, bon nombre de riverains n’osaient plus sortir de chez eux et les jeunes faisaient finalement très peu de sport.

Contrainte par le ras-le-bol d’une population qui en venait à espérer la pluie pour aspirer à un peu de tranquillité, la mairie a simplement condamné l’accès… en attendant la pose d’une caméra de surveillance.

Si la caméra est aussi efficace que celle de la salle des fêtes, ça promet…

Une fois encore, tout cela démontre un incroyable amateurisme dans la gestion des affaires communales. Un projet de vidéoprotection, cela se construit sérieusement et en concertation avec la population. Mettre une caméra pour faire un effet de manchette ne sert à rien, c’est de l’argent gaspillé, surtout s’il n’est pas relié à une service opérant 24 heures/24, 7 jours sur 7. Selon les déclarations de la municipalité, seul le maire a autorité pour traiter ces images. Vu le peu de réactivité de madame El Hamine, les Anzinois ne sont pas prêts de dormir sur leurs deux oreilles.

Nous demandons donc à ce que des actions concrètes soient menées pour lutter contre ces incivilités qui nuisent à l’image paisible de notre commune. Autre souhait qui restera sans doute sans réponse : que les forces d’opposition mais également un collège de citoyens, soient associés au déploiement de la vidéoprotection communale.
 

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