Anzin-Saint-Aubin, une Commune pour tous, un Avenir pour chacun

Pluies diluviennes et inondations sur Anzin-Saint-Aubin : quelles solutions ?

Les épisodes pluvieux de ces dernières semaines ont, une nouvelle fois, causé de nombreux dommages auprès de la population.

Plusieurs Anzinoises et Anzinois nous ont alertés sur cette situation.

Nous comprenons leur exaspération car pour certains foyers, cela fait quatre ou cinq fois qu’ils se retrouvent avec une cave inondée ou, plus grave, de l’eau qui envahit directement la maison.

Avec ces épisodes à répétition, les assurances ne fonctionnent plus totalement et demandent aux assurés de prendre des mesures.

Les inondations de caves ou de remontées d’eaux par les sanitaires lors d’épisodes pluvieux sont un problème fréquent dans de nombreuses communes, notamment quand elles bordent un cours d’eau. C’est le cas pour Anzin-Saint-Aubin puisque la plupart des habitations touchées sont proches de la Scarpe, c’est-à-dire au point le plus bas de la commune. Rappelons qu’il y a plus de 40 mètres de dénivelé sur Anzin-Saint-Aubin, entre le point le plus bas et le point le plus haut.

Plusieurs causes sont connues, des diagnostics ont été faits : ruissellement des eaux en amont, réseaux d’évacuation saturés, mauvais entretien des fils d’eau qui bouchent les avaloirs, défauts d’aménagements, etc.

Pour y remédier, il faut agir à la fois à l’échelle collective (commune et intercommunalité) et à l’échelle individuelle (habitations).

Quand nous étions élus, nous avions directement agi sur le réseau, en concertation avec les services de la communauté urbaine d’Arras et le délégataire de service public, Veolia : redimensionnement des avaloirs, plaque d’absorption à l’entrée de la résidence la plus impactée, réhausse des bordures en face de l’église, création d’une zone de rétention d’eau en amont créée avec un agriculteur de la commune, le tout accompagné d’une vigilance accrue concernant l’entretien des fils d’eau.

Ces aménagements ont permis, pendant un certain temps, de régler bon nombre de problèmes récurrents et certaines rues, comme la rue Briquet Taillandier ne sont plus pénalisées.

Aujourd’hui, il faut envisager de nouvelles pistes.

Ces derniers temps, les chantiers fleurissent sur la commune et la bétonisation de notre commune bat son plein. Il ne faut pas sortir de l’école de Saint Cyr pour comprendre que davantage de constructions = moins d’espaces verts pour absorber les eaux de pluie.

Il est clair qu’avec le dérèglement climatique, ces épisodes pluvieux vont se multiplier et qu’il est urgent d’agir.

On s’étonne d’ailleurs que la municipalité ait attendu cinq ans pour organiser dans l’urgence une réunion avec les techniciens de la communauté urbaine d’Arras et les responsables du syndic de l’immeuble durement impacté. Il faut dire aussi qu’une certaine échéance électorale se rapproche…

Se réveiller cinq ans après avoir été élus démontre un manque flagrant d’anticipation car, nous le répétons, les problèmes sont connus depuis fort longtemps. Cela nous fait d’ailleurs penser au chantier de l’école où les élus du groupe majoritaire ont découvert l’existence de cavités souterraines sur la commune. Résultat de l’opération, il a fallu déverser des tonnes et des tonnes de béton pour les combler, avec en sus un coût de plus de 500 000 € pour les administrés.

Aujourd’hui, il faut agir sur de nombreux axes : 

  • amélioration du réseau avec l’agrandissement des conduites pluviales et le redimensionnement des avaloirs. Prévoir également des puisards en différents endroits. Avec l’arrivée prochaine d’un nouvel immeuble dans la rue ainsi que d’autres immeubles en prévision, c’est même un impératif.
  • sur le long terme : redimensionnement du réseau du réseau de diamètre 600 en 1000 et faire un réseau séparé. Actuellement le réseau unitaire (eaux usées + eaux de pluies) montre ses limites.
  • installation de dispositifs de régulation comme des clapets anti-retour collectifs quand ils sont nécessaires.
  • Gérer à la source les eaux de pluie en perméabilisant les places de stationnement dans le secteur, notamment pour toutes les nouvelles constructions d’immeubles dans la zone. Par l’urbanisme, imposer les toitures végétalisées pour les futurs immeubles.
  • Aménagement de noues, fossés, tranchées drainantes en amont.
  • Créer des zones tampons pour le ruissellement et travailler en concertation avec les agriculteurs du périmètre pour que les sillons retiennent l’eau.
  • Avoir une vigilance constante sur l’entretien des fils d’eau car ça ne sert à rien de redimensionner des avaloirs si ceux-ci sont encombrés.
  • Avoir un urbanisme qui interdise l’imperméabilisation des sols dans les zones concernées. Aujourd’hui le groupe majoritaire fait l’inverse : il autorise la construction d’immeubles dans des zones où il y a des risques d’inondations.

Bref, il est temps de mettre un terme à cet amateurisme constant. C’est ce type d’engagement qui anime notre équipe. 
 

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