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Un DASA placé sous le signe du copinage ?

4 Février 2021 , Rédigé par David Hecq Publié dans #Action Municipale

La nouvelle mouture du bulletin communal n’a échappé à personne. D’une froideur chirurgicale, il créée immédiatement une aseptisée distanciation. Distanciation dont nous sommes malheureusement tous coutumiers, au sens propre comme au figuré.

Cependant comme le dit l’adage : "les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas" donc nous n’épiloguerons pas sur le sujet.

Par la même occasion, on fera l’impasse sur certaines coquilles qui démontrent une méconnaissance de la population, comme par exemple celle de se tromper dans l’âge exact de notre centenaire, Marie-Louise Crochart ou la perpétuelle mise en avant de la garde rapprochée de Valérie El Hamine qui ressemble plus à une propagande électorale qu’à une information utile pour la population.

On fera également l’impasse sur le vœu pieu de la nouvelle municipalité qui devait laisser une tribune à notre groupe, Anzin-Saint-Aubin, une volonté commune.

Notre « expression » n’aura duré qu’un seul numéro car nous n'avons pas été sollicité ce mois-ci...
Comme le disait Charles Pasqua avec un certain cynisme : « les promesses électorales n’engagent que ceux qui les croient ».

Toutefois un détail plus important nous interpelle : la charte graphique ressemble étrangement à celle des tracts de campagne de Valérie El Hamine, réalisée par une certaine Hélène Laroche dont la commanditaire ne tarissait pas d’éloges à son égard (voir capture de son blog).

Dans l’ours du DASA, on apprend que sa conception est confiée à l’agence Juliette alors qu’auparavant elle était réalisée par le personnel communal, avec de l’avis de tous, une indéniable réussite.

Renseignement pris, l’Agence Juliette est domiciliée au 70 rue Briquet Taillandier. C’est une entreprise au capital de 15 000 €, immatriculée tout récemment, le 4 novembre 2020 pour être précis.

Son activité est le conseil en relations publiques, la communication et sa dirigeante est Hélène Laroche !

Elle est aussi associée dans une autre entreprise, PHL Design, spécialisée dans le commerce de détail divers. Son époux est Pascal Laroche qui travaille pour le groupe Valmonde (Valeurs Actuelles, Mieux vivre votre argent).

Dans de précédents numéros du DASA nous avions remarqué, notamment lors de l’évocation du budget, que des éléments graphiques étaient similaires à ceux des documents de campagne.

Cette externalisation de travaux vers le domaine privé alors qu’ils étaient réalisés auparavant par le personnel communal pouvait surprendre mais dans la mesure où cela n’avait aucune incidence financière pour la commune, on ne pouvait que constater les faits.

Cependant cette nouvelle proximité pose question.

Est-ce du copinage pour services rendus pendant la campagne électorale ? Un renvoi d’ascenseur ?

Pour l’instant il est trop tôt pour le dire car nous ne savons pas si ce travail a été réalisé gracieusement ou s’il fait l’objet d’une consultation dans le cadre d’un appel d’offres.

Nous solliciterons le grand argentier de la commune, Jean-Pierre Julien, sur le sujet car aucune information sur les dépenses en communication ne nous sont parvenues. L'opacité sur ce point est totale. Nous avons juste appris lors de l'unique commission finance organisée en 2020 qu’un site web était en préparation. Inutile de vous dire que nous serions curieux de savoir si c’est toujours la même personne qui va s’en charger…

Il est évident que si nous n’obtenons pas des explications claires sur la motivation de cette décision, nous saisirons la Chambre Régionale des Comptes.

Au-delà de cette façon de faire qui ne nous étonne pas, à nos yeux, il a toujours été important de privilégier les ressources humaines en interne et à les professionnaliser davantage via la formation.

On peut comprendre que madame El Hamine ait besoin de conseils en relations publiques et en communication. Au vu des compétences affichées de Mme Hélène Laroche, on ne doute pas un seul instant qu'elle pourra lui prodiguer de précieux conseils. Toutefois cela doit se faire dans le plus strict respect de la légalité et la transparence des dépenses publiques.

L’externalisation vers le domaine privé est une bonne chose quand nous n’avons pas les compétences requises mais il est important de respecter une règle élémentaire en matière de finances publiques : dès le premier euro engagé, une consultation impartiale est obligatoire et bien évidemment le copinage n’y a pas sa place.

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