Route bloquée : le nouveau sketch de la municipalité
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Vendredi 19 septembre, une fuite d’eau sur une canalisation est signalée par un riverain de la rue Adam de la Halle. Une fuite ça arrive et forcément cela nécessite des réparations.
Cela n’est pas la première fois qu’il y a des problèmes de canalisations dans le secteur.
Toutefois, mardi 23 septembre, au matin, quelle ne fut pas la stupéfaction des riverains qui se retrouvent complètement bloqués dans cette rue à sens unique par un imposant dispositif : poids lourds et camionnettes. En effet, impossible pour eux d’aller à contresens sauf au risque de rouler en sens interdit et de trouver face à eux, un autre automobiliste. Quant aux infirmier(e)s qui rendent visite à leurs patients, elles doivent prendre leur mal en patience.
Alertée, la mairie n’est au courant de rien. “l’assainissement, c’est la compétence de la Communauté Urbaine d’Arras”.
Ce n’est pas faux en soi mais la maire a encore son pouvoir de police pour réglementer la circulation. Qui plus est, la moindre des choses est de communiquer avec ses habitants pour les prévenir d’un chantier en cours. On imagine mal la Communauté Urbaine d’Arras et son délégataire de service public “oublier” de prévenir les responsables locaux.
Avertis, les riverains auraient pu stationner leur véhicule sur le parking de la salle des fêtes.
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La communication viendra finalement via un document à l’entête des Eaux du Grand Arras et de la CUA. Le mardi soir, un tract est donc distribué aux riverains de la rue Adam de la Halle.
Sauf que là, on entre dans la quatrième dimension. Le courrier est daté du 24 mars 2025 !
Alors soit ils ont juste six mois de retard dans leur communication, soit ils se sont trompés de date.
Accordons leur le bénéfice du doute, une fuite ça ne se prévoit pas et disons que c’est une erreur de frappe.
Sauf que l’erreur de frappe se répète : “les travaux seront réalisés du lundi 31 mars au vendredi 4 avril”. Comme l’année n’est pas précisée, on se dit que mars 2026, ça fait quand même loin pour réparer l’assainissement. Personne n'a donc vu ces erreurs, ni en mairie, ni ailleurs, laissant les riverains dans l'expectative.
Bref je ne vais pas encore évoquer l’amateurisme de l’équipe actuelle car cela en devient inquiétant.
Tout semble fait sans concertation dans la commune : le parking de l’église est devenu un lieu où des entreprises stockent du matériel de chantier et déposent des bennes, les habitants de la résidence du Golf côtoient amoncellements de sable, de bordures et de gravas à leur entrée sans savoir combien de temps cela va durer, place Jehan Bodel et rue Henri Cadot, les riverains sont réveillés en pleine nuit par un poids lourd qui livre des nacelles de chantier, des poids lourds qui passent également rue de l’Argillière alors que la rue est interdite au plus de 3,5 tonnes (problème qui semble récurrent car nous l'avions dénoncé en 2021).
Inutile de le préciser, le pouvoir de police du maire semble inexistant à Anzin-Saint-Aubin.
Heureusement les élus du groupe majoritaire ont mis en place une taxe pour celles et ceux qui occupent le domaine public. Sauf s’ils oublient de la réclamer, on se dit qu’au moins ça fera rentrer un peu de sous dans les caisses de la commune pour payer notre belle école en bois sur son écrin de béton.
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